Bien franchement, le foot, la plupart du temps je m’en soucie comme de ma première paire de tongs, au grand dam de mon père amoureux de ce sport (de moins en moins de ce qu’est devenu le football professionnel et ses dérives) . Mais , comme beaucoup je m’y interesse quelque peu une fois tous les quatre ans lors de la coupe du monde. Hier soir, j’étais donc devant mon petit écran , mi-figue mi-raisin. Pour la première fois, je n’avais même pas envie de soutenir les bleus. Arrogants, sur payés, sans aucun sens de l’honneur, imbus de leurs personnes, comment voulez-vous qu’on s’attache et qu’on s’identifie à une telle équipe de bras cassés! Je les soupçonne même de porter le maillot tricolore sans aucune émotion tant ils ont mis du mauvais coeur à l’ouvrage. Bref, à mesure que les minutes s’égrenaient, la petite équipe mexicaine, pleine de fougue, de joie de vivre et de fierté m’est apparue éminemment plus sympathique que les tristes sires jouant sous nos couleurs (car peut-on dire qu’ils les défendaient?). Un but, puis deux. Je me suis surprise à dire « allez mettez-en un troisième et remettez-leur à leur place ces gomeux! ». Comme beaucoup, partagée entre colère (ne nous a-t-on pas maintes fois fait passer pour un mauvais public, infoutu de soutenir sa merveilleuse équipe, on allait voir ce qu’on allait voir!), déception (grâce à cette désolante prestation notre pays  est la risée du monde sportif)et honte (aprés une qualification peu glorieuse, nous voilà humiliés pour de bon). Et tout ça à cause de 24 zouaves (joueurs et entraineurs) davantage motivés par leur propre gloire personnelle et leur fortune que par l’amour du geste bien fait. L’écoeurement me guette. Je vous laisse à vos souvenirs. Vivement le tour de France!

 

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